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28/11/2004
BlogSpirit : lancement réussi !
1 millions de pages vues, près de 100 000 visites, plus de 2 000 inscriptions pour 95 pays différents, … ce premier mois pour Blogspirit est au dessus de tout ce que j'avais pu immaginer !
Au-delà des chiffres, ce qui me fait le plus plaisir sont les nombreux messages d’encouragements que j’ai reçus du monde entier (certains « fans » de Blogspirit ont même effectué des traduction bénévolement pour avoir l’ensemble des mots clefs du blog dans leur langue), les nombreuses personnes que j’ai rencontrées (entrepreneurs, responsables d'entreprise, journalistes, blogueurs …), ceux qui ont parlé de Blogspirit sur leurs blogs et qui contribuent à nous faire connaître (merci Luc, Laurent, Laurent, Daniel, et ... tous les autres ! )
Parler du phénomène blog, c’est une chose ; vivre ce phénomène, en est une autre ! Le blog joue un rôle social que je n’imaginais pas aussi fort : je corresponds par blog et email interposés avec plusieurs personnes dans des pays ou je ne jamais mis les pieds …
Bien sûr, nous n’allons pas nous arrêter là ! BlogSpirit.com comme et Hautetfort.com (un des services pionniers de blogs en France et dont nous avons lancé la V2 au début du mois) vont continuer à de développer et s’enrichir de nombreux usages et innovations notamment dans les domaines du multimédia, de la mobilité et des services communautaires.
Enfin, pour ce qui concerne le marché des entreprises, sur lequel repose l’essentiel de notre modèle économique (avec un service de blogs gratuits, on ne fait évidemment pas vivre une entreprise :-), beaucoup de signes encourageants … mais tant que ce n’est pas signé, ce n’est pas signé ! A suivre donc …
19:30 Ecrit par Philippe PINAULT dans BlogSpirit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Bravo car Blogspirit, c'est vraiment ce que j'ai trouvé de mieux sans équivalent en gratuit et même mieux que le payant actuel car plus simple et plus ergonomique !
Vous avez mis la barre haut et c'est bien pour le mouvement des blogs.
J'imagine qu'avec Haut Et Fort en plus de Blogspirit, vous êtes aujourd'hui la première plateforme française de blog sur un créneau généraliste (Sky est vraiment à part sur son positionnement), non ?
Bon vent !
Marc
Ecrit par : Marc | 30/11/2004
Je suis bien d'accord, et d'ailleurs Zec pense de même mais le dit mieux que moi en anglais : http://zecina.blogspot.com/2004/11/top-blogging-service.html
Ecrit par : Sonia | 02/12/2004
Les leçons du Oui socialiste : L’essentiel est devant nous.
Par pascal Heisserer
http://pheisserer.org
Si individuellement les socialistes français pouvaient hésiter quant à l’opportunité ou non d’approuver le projet de traité constitutionnel, collectivement il était nécessaire qu’ils le fassent. En effet, en votant positivement, le parti socialiste vient de montrer qu’il est fidèle à son passé européen, qu’il veut aller de l’avant avec ses partenaires du Parti Socialiste Européen, qu’il se pense comme un parti de Gouvernement et qu’il lui revient de préparer activement l’alternance (en France et en Europe).
I) Cinq questions politiquement réglées.
Premièrement, en votant oui les socialistes français ont choisi de se prononcer sur l’ensemble du texte (incontestablement meilleur que le traité de Nice) plutôt que sur certaines de ses insuffisances (procédure de révision, harmonisation fiscale, etc.).
Deuxièmement, ils ont exprimé leur refus d’une stratégie politique basée sur l’idée de rupture. Fidèle à leur engagement européen, ils accordent davantage de crédit à l’idée d’amélioration continue et progressive qu’à celle de transformation immédiate et violente.
Troisièmement, ils s’avèrent profondément optimiste sur l’avenir de l’Europe. Confrontée aux défis de l’élargissement et de son inscription dans la mondialisation, ils escomptent désormais que l’Union européenne réussisse le pari de l’Europe politique et sociale.
Quatrièmement, ils n’ont pas cédé aux prétendues vertus du vote négatif et d’un éventuel isolement par rapport au reste de la gauche européenne. Ils ont compris que cette posture en nous isolant nous aurait placé dans l’incapacité de bâtir collectivement un projet commun et ambitieux pour l’Europe.
Cinquièmement, les socialistes ont montré à l’opinion publique qu’ils désacralisaient les questions de personnes en préférant débattre sur un sujet essentiel. Comment ne pas remarquer que d’autres partis évitent de débattre et peinent à consacrer leurs leaders !
II) Retenir certaines des inquiétudes, des frustrations et des espérances du NON.
Premièrement les partisans du Non ont souvent dit qu’ils ne comprenaient pas le sens actuel de la construction européenne. Au-delà de la volonté de faire de l’Europe un espace de paix et de sécurité et de l’ambition de créer un Grand marché où circulent « librement » les personnes, les biens, les services et les capitaux, où va l’Union européenne ?
Deuxièmement, ils ont concentré leurs attaques sur le déficit démocratique de l’Union européenne. Les exemples de la Convention et de l’élargissement étaient souvent cités pour rappeler que les citoyens sont trop rarement directement consultés. Qui décide véritablement du destin de l’Europe ? Le Peuple peut-il avoir un autre rôle que celui d’avaliser des décisions prises ailleurs.
Troisièmement, ils n’ont pas manqué de pointer le décalage entre le nombre d’articles du Projet de Constitution relatif à l’orientation « libérale » de la politique économique européenne et celui réservé aux autres politiques. Peut-on en rester là ?
Quatrièmement, ils n’ont pas eu tort de dire que les moyens (juridiques et financiers) consacrés aux politiques sociales sont dérisoires et indignes d’un espace économique et sociale aussi riche.
Cinquièmement, ils ont encore eu raison de dire que cette constitution ne doit en aucun cas durer 50 ans. Elle doit très rapidement être améliorée et révisée.
III) Faire fructifier les promesses du OUI.
Premièrement, il nous faut très rapidement avoir un discours clair, audible et ambitieux sur le sens de la construction européenne. Réjouissons-nous du fait que c’est bien parce que l’Union européenne ne sait pas où elle va, qu’il est dans notre devoir de lui fixer un cap, un sens et une direction.
Deuxièmement, faisons d’ambitieuses propositions pour que les élus nationaux (Président et Ministres issus de la majorité parlementaire) affichent clairement leurs priorités pour l’Europe et battons-nous pour que l’Union européenne, en plus d’un Parlement représentant les citoyens, ait une seconde chambre représentant les Etats et les régions de l’Union européenne.
Troisièmement, utilisons notre succès pour convaincre nos partenaires socialistes de la nécessité de réorienter une construction européenne où la concurrence règne en maître. Battons-nous pour augmenter substantiellement le budget européen. Il nous permettra notamment d’avoir une politique en faveur de l’industrie et de la recherche digne de ce nom.
Quatrièmement, prenons à bras le corps la question sociale. Au-delà des slogans débattons de la question de savoir jusqu’où l’Etat-nation et les Collectivités territoriales doivent avoir le « monopole » de la définition et de la prise en charge de la protection sociale. Trop souvent ceux qui veulent que l‘UE s’occupe de politiques sociales sont aussi les premiers à vouloir maintenir le cadre national pour l’exécution des politiques de solidarité (retraites, assurances-maladie, etc.). S’il le faut, organisons d’autres référendums sur ces sujets.
Cinquièmement, sachons concilier notre intention de réorienter le sens de la construction européenne et notre volonté de faire triompher le Oui lors du prochain référendum national pour exiger d’ores et déjà des améliorations.
Conclusion.
Au-delà de certains cercles bien informés, les citoyens restent étrangers au sens et à la signification de la construction européenne. Si certains d’entre eux ne savent pas que les socialistes viennent, via un vote démocratique, de s’accorder entre eux, d’autres ignorent qu’ils vont prochainement devoir se déterminer. Et parmi ceux qui sont au courant combien sont capables de situer ce texte dans l’histoire de la construction européenne.
C’est pourquoi il est de notre responsabilité d’expliquer l’Union européenne et de convaincre les Français que la Gauche peut encore faire beaucoup pour l’Europe, c’est-à-dire pour nous tous.
Mais il est vrai que ce sera plus simple. Après tout nous serons au moins 100 000 à pouvoir le faire….
Pascal Heisserer
http://pheisserer.org
Ecrit par : Heisserer pascal | 06/12/2004



