05/11/2010

Les marques en conversation, par Wcie et le CSA

Visuel conversation marque.jpgMatinée très réussie hier autour de Wcie, le CSA et des intervenants passionnants qui ont chacun à leur façon donné leur approche de la conversation et des marques en conversation. Voici un bref résumé des interventions prises au vol.

Denis Gancel, co-fondateur de Wcie a introduit la matinée par un rappel du contexte dans lequel les entreprises évoluent aujourd'hui : le web donne aujourd'hui à tout un chacun la possibilité d'être un émetteur, parfois avec une forte audience. La marque n'est plus le seul émetteur mais un parmi d'autres. 

La conversation change le monde

Se sont succédés à la suite, Bertrand Vergely qui a fait un remarquable exposé sur le sens de la conversation en repartant de son origine étymologique (vivre avec, passer d'une rive à l'autre d'une rivière) et a parfaitement mis en perspective l'importance de la conversation dans sa capacité à changer le monde et le rôle de la conversation comme condition même de notre existence.

Atanase Perfifan, créateur des immeubles en fête nous a donné sa vision d'une conversation comme support à la relation, à l'échange et au partage. A travers son expérience de la fête des voisins (15 millions de participants dans le monde), Atanase nous a donné envie de développé autour de nous plus de relations dans notre voisinage pour une société plus solidaire.

Après l'intervention du sociologue Dominique Boullier, nous avons eu le plaisir d'écouter la concertiste Anne Queffélec dans un exposé aussi inattendue que passionnante sur la relation entre le silence et la conversation illustré par son expérience personnelle et professionnelle. Peux être une vidéo de son intervention est disponible ? 

La conversation pour développer son business

Dominique Julien, co-fondatrice et Directrice générale d'@just a démontré comment développer son business en intégrant la conversation à tous les stades de la définition du projet au lancement et au développement de l'entreprise à partir de l'exemple Archiduchesse (par Patrice Cassard, ex LaFraise ça nous ramène aux années euphoriques du blog :-) La conversation rend naturel, éthique, transparant, ... La conversation inspire la confiance nécessaire à la transaction. La conversation est bénéfique pour le référencement, pour le "buzz"... voilà quelques idées entendues qui ne vont pas sans rappeler les principes développés par Tarah Hunt (@missrogue) dans son "Whuffie factor", traduit en français et dont je vous recommande vivement la lecture! Finalement, on retiendra qu'une condition de succès pour une marque est de savoir raconter des histoires et d'être l'objet d'une conversation. Ce qu'ont parfaitement compris la plupart des entrepreneurs du web, qui, à partir de 3 fois rien, ou plutôt 3 fois plus de passions, d'enthousiasme, de générosité arrivent à développer des marques mondiales puissantes.

"Etre une marque, c'est prendre des risques"

Gilles Déléris, co-fondateur de Wcie, mettait en avant dans son exposé la pris de risque d'être une marque. A travers l'expérience récente de Gap, Gilles nous rappelait qu'une marque n'est pas un consensus mais un pari et une prise de risque qui doivent être assumés.

Vinvin (Cyrille de Lasteyrie), clôturait ces interventions en rappelant le pouvoir des conversations appliqué à la consommation (social shopping). Pour Cyrille, il n'y a "plus d'influenceurs mais des conversations influentes" et une part de plus en plus forte de la population devient un acteur de cette conversation influente. Ces nouveaux acteurs ont dores et déjà choisi de consommer différemment, d'acheter avec les recommandations de leurs proches, de raconter leurs expériences d'achats en ligne, ... ces personnes là n'écoutent plus les marques qui ne résonnent pas de façon humaine, qui ne parle pas, ne converse pas avec leurs publics. Les principes du Cluetrain Manifesto n'étaient pas loin non plus hier.

Après la présentation du baromètre (à lire sur le blog de Wcie ou à télécharger ici > on a reconnu quelques plates-formes :-)), Denis Gancel clôturait cette matinée en encourageant les marques à dépasser leur peur de s'engager dans la conversation. Un encouragement auquel je m'associe avec cette conviction que les marques ont de belles choses à nous raconter et du récit à la conversations, il n'y a qu'un pas qu'on aimerait bien les voir faire.